Décembre 2021 – NOUVEL AN À CANNES

Ça commence tôt, il fait encore nuit noire – mais, chose incroyable, les oiseaux chantent dans notre jardin le 26 décembre ! Avant d’arriver aux cris des mouettes méditerranéennes, il y a seulement cinq heures en TGV. Et, comme toujours, voir subitement la Grande Bleue un peu après Marseille, c’est un choc bien heureux.

De toutes les villes où nous avons séjourné, pour moi, Cannes est la plus élégante de la Côte d’Azur. Tout y est royal : chaque palmier de la Croisette qui pousse jusqu’à 30 m de hauteur, chaque hôtel y est un palace majestueux et le prix de chaque chambre est aussi pour le moins … faramineux !

Rien à voir avec notre joli petit appartement situé dans le quartier de la Californie, où de magnifiques villas se nichent dans un écrin de verdure. Nous « résidons » pour la seconde fois dans un immeuble moderne qui a aussi son style et qui nous accueille avec des fleurs et un chien de garde…

Nous reprenons rapidement nos marques, c’est tellement agréable d’avoir un intérieur lumineux et coloré avec vue sur un petit jardin – et la mer n’est jamais qu’à 600 mètres.

Notre chemin de prédilection pour aller à la roseraie, qui se love dans la courbe de la plage à la pointe de la Croisette, passe par une rue qui est illuminée par un magnifique mimosa déjà en fleurs au mois de décembre ! Il est extraordinaire en ce sens qu’il a des feuilles rondes (acacia uncinata) et un parfum tellement puissant que nous le sentons à 5 mètres.

La roseraie est magnifique et, suivant le temps qu’il a fait en décembre, plus ou moins fleurie.

Nous faisons une bronzette au soleil, c’est magnifique, quelle chance !

Ensuite, nous attaquons les 2 km qui nous séparent du Suquet, le berceau de la ville. Chaque fois à nouveau, nous sommes épatées par les gens qui se baignent à cette date dans une eau dont je ne veux même pas connaître la température. Ce « lungomare » est éblouissant – surtout quand d’élégantes Italiennes y flânent nonchalamment dans leur vison, alors qu’il fait 18° à l’ombre !

La luminosité du ciel nous émerveille chaque fois – rien à voir avec l’Île de France en hiver.

Il faut souvent attendre un moment pour pouvoir s’assoir sur deux de ces fameuses chaises bleues qui émaillent le front de mer car pas mal de gens, malgré l’interdiction, les emportent sur la plage en-dessous. Il y a par exemple le groupe de pépés joueurs de cartes qui fait concurrence à César, M. Brun, Panisse et Escartefigue…

Sans parler des excentriques du premier du Nouvel An. La dernière fois, en 2019, nous avions vu le 1er janvier à 11 h du matin un couple en smoking et robe longue, installé dans un énorme canapé gonflable (!) sur la plage, bien en vue naturellement, buvant du champagne dans des flûtes énormes et saluant les flâneurs sur le quai qui les mitraillaient avec leur portable…

Cette année, le feu d’artifice a été annulé au dernier moment en raison du Covid et tout le monde en a été attristé, car c’est vraiment quelque chose qui sort de l’ordinaire. À minuit, la baie s’illumine d’un coup :

Un moment sublime !

Cette année, nous nous consolons comme nous pouvons car le bistrot à la terrasse duquel nous aimions siroter notre « Spritz » est en réfection et celui que nous choisissons n’est pas le bon : prix prohibitif et même pas d’olives ou de chips en accompagnement.« Interdit à cause du Covid » prétend le garçon. Ha, mon œil, on en a vu chez la concurrence…. Ma meilleure amie me propose de faire du lèche-vitrines et nous nous amusons beaucoup car en général, on trouve les modèles assez moches, et vu les prix extravagants, c’est tant mieux.

Nous passons à côté du palais du festival où est installé le joli carrousel et, non loin de là, le « bonbon européen » insolite de Laurence Jenkell.

Tout en flânant, nous regardons les cartes de chaque restaurant installé sur la plage de la croisette et nous trouvons qu’il y a franchement de l’abus : le moins cher des plats de PÂTES est à 28 € et ça va jusqu’à la « Pizza au caviar ou aux truffes » (je vous demande un peu) pour le double. Un vrai coupe-faim !

Nous voici au joli port de voiliers, avant d’entamer la montée au Suquet.

Comme tous les villages et les villes de la Provence du Moyen-Âge, Cannes aussi fut bâtie sur ce tertre (petite éminence au sommet aplati) de 66 m au-dessus de la mer afin de préserver la vie des habitants contre la menace des pirates ou des ‘sarrasins’ qui envahirent quand-même le coin pendant trois siècles !

Au fur et à mesure que nous montons, une belle vue sur la ville se dévoile et à l’église Notre-Dame de l’Espérance nous attend une surprise de taille, à savoir une crèche sulpicienne vieille de cent ans !

Plus de la moitié des 70 santons sont d’époque. Gilles Mangiantini a entrepris en 2010 de restaurer l’ensemble d’un charme indéniable car en plus de l’étable avec la Sainte Famille, les bergers et les Rois Mages sont là au milieu des chèvres, vaches, moutons, éléphants et dromadaires.

Sur le village à côté, les anges tournent dans le ciel. Mais seulement si l’on paye 1 € ! Evidemment, je m’exécute et comme par enchantement, la scène s’éclaire et s’anime :

Les anges volent vraiment à l’aide d’une simple roue de vélo posée à l’horizontale, garnie d’ailes en fer blanc sur lesquelles souffle un vieux sèche-cheveux. Accompagné de chants de Noël, l’effet est saisissant !

Nettement plus kitsch est cette mise en scène ‘enneigée ‘ et rigolote, devant la Mairie du Canet où nous montons en bus un peu plus tard, car entre le ciel bleu et les oranges, ça ne ressemble pas vraiment aux Alpes…

En redescendant en ville par des petits chemins, nous constatons une fois de plus combien cette ville est bétonnée. Il n’y a quasiment plus de terre dans les jardins des villas accrochées à la colline : chacun veut sa piscine ! Nous l’avions déjà observé dans le quartier de « La Bocca » où nous avions logé en 2015 quelques jours avant l’effroyable orage  du 3 octobre, qui avait coûté la vie à 20 personnes, noyées dans les flots. Quelques heures auparavant nous étions parties de notre logement « Pierre et Vacances » qui est doté d’une superbe piscine à débordement. Nous y avions l’impression de nager entre le ciel et la mer.

A midi, nous avions pris un café dans le hall lumineux de la gare avant de monter dans notre TGV du retour – le lendemain, le même hall était à moitié détruit, l’orage avait été d’une violence inouïe.

Aujourd’hui, nous redescendons du Suquet pour aller au grand Marché Forville, nous ravitailler en fruits et légumes. Il y a plein de petits producteurs qui nous proposent leur marchandise qui vient des environs à un prix dont on ne peut que rêver à Paris !

En plus, ils ont de l’humour – car l’inscription dessus change : aujourd’hui, c’est « sans vous prendre le chou ». Dans la boulangerie à côté, nous trouvons non seulement un pain complet aux graines comme on les aime, mais également un énorme « Pan bagnat » que nous partagerons et une tarte aux légumes d’une finesse et d’une légèreté rares. Le lendemain, ce sera une « pissaladière » aussi légendaire et chez le traiteur voisin, « ERNEST » rue Meynadier, les meilleurs boudins blancs que j’ai jamais mangés, un régal !

Le samedi – avant la pandémie s’entend – il y a un monde fou pendant toute la matinée, non seulement sous la halle mais aussi dans les cafés en face d’où sort de la musique live. Il n’y a plus une place de libre, tout le monde a un verre à la main. Nous nous contentons « nolens volens » de jeter un coup d’œil au mini-marché aux puces avec quelques jolies peintures.

Avant de remonter chez nous, nous faisons un tour dans le « Petit Train » en bonnes touristes que nous sommes. Demain, ce sera le bus panoramique car avec notre pass, délivré par l’Office du Tourisme, nous pouvons prendre – au prix de 15 € pour 8 jours – tous les moyens de transport que la ville met à notre disposition, notamment les petits bus électriques qui sillonnent Cannes partout. Très pratiques !

Evidemment, même ici, il y a des jours sans soleil. Alors, nous restons chez nous à bouquiner et à nous remémorer les beaux jours d’antan, notamment celui où nous avions fait une excursion à Nice pour le Carnaval.

C’était pendant les vacances de février en 2012 et nous étions invitées à voir la « bataille des fleurs ». Je n’avais jamais vu quelque chose d’aussi beau en matière de costumes et de chars.

Cerise sur le gâteau : nous rentrons avec un énorme bouquet de mimosa, une merveille !

Aujourd’hui, le soleil est voilé et nous décidons de marcher jusqu’au point le plus éloigné côté Est, à savoir le Port de Pointe de Croisette et jusqu’au Yacht Club. Nous y trouvons pour notre plaisir une installation sportive et nous nous y amusons un moment avec les appareils. La balade de retour est aussi agréable sous d’énormes arbres de toutes sortes. En fin de journée un superbe ciel du soir nous annonce du soleil pour demain. Hélas, ce sera pour notre voyage de retour.

Mais auparavant, nous aurons le grand plaisir de revoir à la télé le film « La bonne année » de Claude Lelouch avec Lino Ventura et Françoise Fabian, tous les deux formidables ! Et comme l’histoire se passe ici, sur la croisette de Cannes, c’est vraiment le TOP !


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Marén Berg

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               – Marén Berg –

         Sängerin und Reisende

Diese Berichte haben keinen anderen Zweck, als Freude zu bereiten! Es ist also kein Profi-Blog, sondern ich möchte Euch nur an meinen Erfahrungen teilhaben lassen. Zuerst waren sie nur für meine deutschen Freunde gedacht, aber nun wollen meine französischen Freunde endlich auch an meinen Abenteuern teilhaben, daher nun die zwei Fähnchen oben zum Aussuchen. Puzzeln tue ich übrigens liebend gerne seit Kinderzeiten und nun schon seit Jahren mit meiner besten Freundin – wir erinnern uns dabei gerne an unsere Reisen oder schwelgen in Vorfreude auf die nächste. Ich freue mich über jeden Kommentar und beantworte ihn gerne.                      Herzlich Marén

Meine HP: www.marenberg.com

PS  Ein dickes DANKESCHÖN an meine Lektorinnen Do, Hella, Maren, Mimi, Regina und an die Chefin Tina, die so ziemlich alle Fehler – und es waren derer viele –  gefunden hat.

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