2018 – BONAIRE

Si vous, cher lecteur avisé, savez me dire tout de suite où exactement se situe BONAIRE, soyez assuré de mon plus grand respect ! Pour ma part, je ne le savais pas quand, par un matin de février glacial et lugubre à Montmartre en 2017, le courriel suivant est arrivé dans ma boîte mail avec un léger « pling » :  » Chère Marén, les photos de votre appartement sont magnifiques. Je vous en envoie quelques-unes de ma maison à Bonaire car j’aimerais faire un échange avec vous à l’automne 2018 – pour au moins six semaines. Salutations distinguées. T. »

Les photos montrent une grande maison avec une clôture de couleur bleu clair, un abri pour la voiture, des palmiers et des lauriers roses. La mer est à 5′ à pied !

Je me renseigne rapidement : Les Iles ABC sont situées au nord du Venezuela, près de l’équateur, dans la mer des Caraïbes. Aruba est le paradis des fraudeurs, Bonaire celui des amateurs de plongée sous-marine et de nage avec tuba et masque et Curaçao celui des fêtards.

La perspective d’y prolonger l’été de six semaines est tentante. On me dit que les températures moyennes se situent entre 28 et 33 degrés pour l’air, et 26 degrés pour l’eau. Ouah ! (Ce que je ne sais pas, c’est que les 28 degrés se mesurent la nuit !! Pendant la journée, il fait au moins 33 degrés à l’OMBRE – seulement, il n’y a pas d’ombre !).

Je réponds par l’affirmative à cette future partenaire d’échange et elle vient chez moi pour l’été. Il n’y a qu’une seule exigence de sa part pour cet échange : je dois m’occuper de sa chatte Rachel (« In English, please ! ») et nous devons « Help to save paradise » à savoir son bien et l’île….Fastoche !

ARRIVEE

Le 3 septembre 2018. Ma meilleure amie et moi, nous venons d’arriver avec KLM d’Amsterdam, à 18h20 heure locale exactement, mais à notre horloge interne il est déjà 1h20 du matin. Nous sommes donc debout depuis 20 heures. De la passerelle, nous descendons vers le minuscule aéroport au joli nom de  » Flamingo  » et derrière la fenêtre du hall de départ, nous voyons Jean-Claude et Marie (nos prédécesseurs dans la maison) qui nous saluent en brandissant un panneau avec nos prénoms. Ils rentreront à Paris via les Pays-Bas dans une heure et demie avec ‘notre’ avion (mais avec un équipage frais). Ainsi, le chat n’aura été seul que pendant quelques heures, puisque nous prendrons la relève dans quelques minutes. Le taxi nous emmène en cinq minutes à la maison avec la clôture bleue, et j’ai peur que nous n’ayons beaucoup de bruit, puisque nous vivons pratiquement à côté de l’aéroport. Heureusement, cette inquiétude s’avérera injustifiée.

Mireille, la courageuse, nous ouvre la porte et la referme immédiatement – le chat ne doit en aucun cas nous échapper ! Elle trouve l’interrupteur et l’alarme. Elle l’enlève et nous entrons dans « notre » maison. La recherche du chat commence immédiatement. Nous trouvons Rachel blottie sous une petite table, d’où nous ne pouvons pas la dénicher.

Vite, un verre d’eau, un verre de vin ! Ensuite, nous tombons dans nos lits respectifs. Il fait une chaleur torride dans la maison, mais je dors tout de suite tellement je suis fatiguée. Mais je dors mal, parce que je n’ai pas assez d’air – malgré ma porte laissée ouverte sur la très grande pièce à vivre – car l’animal doit pouvoir se promener sans entrave dans toute la maison.

RACHEL

À 7 heures du matin, je suis déjà réveillée et je me rends dans le grand salon. Comme je l’ai remarqué la nuit dernière dans ma chambre, les meubles, un peu dépareillés, sont assez vieux. Quel dommage que cette grande pièce soit tellement encombrée. Seule la bibliothèque est jolie mais malheureusement couverte de poussière.

D’abord, j’enlève TOUTES les fleurs artificielles en tissu et je les cache sous une couverture dans un coin. Mimi est allergique à la poussière. Puis je découvre le chat devant une fenêtre grillagée ouverte et immédiatement, je remonte les stores de ma chambre et j’ouvre les mêmes fenêtres. Aaah, ENFIN des courants d’air !

Détendue, je me laisse tomber sur un des grands canapés et j’étends mes jambes jusqu’à la table basse. Tout de suite, Mademoiselle Rachel s’approche, monte gracieusement sur mes jambes jusqu’à mon ventre et commence une sorte de massage de chat avec ses quatre pattes. Je la laisse faire avec le sourire, après quoi elle se laisse gratter sous le menton. Mais un  » miau  » énergique me rappelle à l’ordre: elle veut son petit déj’ !

C’est la première fois depuis mon enfance que je dois m’occuper d’un animal et je le fais avec plaisir. Je lui donne donc de l’eau fraîche et sa nourriture, je nettoie sa litière et en remerciement —– cette chatte me donne la patte ! Incroyable mais vrai ! Nous allons tellement nous amuser ensemble pendant ces six semaines qu’il sera très difficile pour nous trois de nous dire au revoir. Mais nous laisserons derrière nous une chatte TRILINGUE, car elle n’écoute les ordres ni en Anglais, ni en Français, ni en Allemand…! Exception : «  NOT THE NAILS ! «  – là, elle rentre immédiatement ses griffes.

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Hélas, elle nous donne du souci dès le premier jour. Lorsque nous revenons de notre premier bain dans la MER DES CARAÏBES, nous ne la trouvons pas. Nous fouillons toutes les pièces, de plus en plus inquiètes, sans résultat. Quelques heures plus tard, Mimi la retrouve dans un endroit absolument improbable: le plus chaud de toute la maison ! Mais comme elle ne tentera jamais de s’enfuir de la maison, nous nous détendons rapidement.

LA PLAGE BACHELOR

Notre première baignade donc : la plage  » pour célibataires  » n’en est en fait pas vraiment une, car elle est si petite qu’on ne peut pas s’y allonger, seulement rester debout ou assis. Mais la première vue sur l’eau est tout simplement époustouflante !

Nous descendons par une échelle très raide et nous nous glissons voluptueusement dans la mer agréablement fraîche. L’eau est soyeuse et cristalline, on peut immédiatement voir les poissons nager autour de nous sans crainte – comme s’ils savaient exactement que nous ne sommes pas là pour les attraper ou pour leur faire du mal ! Aujourd’hui, nous n’avons ni palmes ni tuba avec nous, car nous sommes encore trop fatiguées. Alors je fais la planche, je croise les bras sous la tête et je dérive dans l’eau avec un plaisir énorme !

 

Revenues en haut, au parking, nous ne trouvons ni le  » food-truck  » annoncé par notre partenaire d’échange, ni une douche extérieure. Nous retournons – par la chaleur torride d’environ 45 ° au soleil – à notre maison en sept minutes où nous nous jetons avec joie sous une douche froide. Ensuite repos sur la véranda.

Je lis à nouveau les TREIZE pages du  » guide de la maison  » de notre partenaire (le mien en a trois !) et je me gausse intérieurement de ses innombrables  » do  » et  » don’t « . Mais qu’importe ! Le soir, nous nous régalons au  » Windsock Beach Restaurant  » sous un ciel magique d’un Pino Grigio et des meilleures pâtes aux crevettes de notre vie !

Le retour à la maison se fait avec une lampe de poche, car, dans notre banlieue BELNEM, il n’y a pas de lampadaires partout. Nous sommes accompagnées par des aboiements de chiens et des braiements d’ânes – j’en reparlerai plus tard.

KRALENDIJK

Le lendemain matin, nous partons pour notre premier trajet dans la voiture électrique de T., d’une valeur de 32 000 dollars. Mimi a dû ‘ avaler ‘ les six cents pages du manuel – heureusement, il n’y a qu’une phrase par page ! Une fois de plus, j’admire ma meilleure amie, qui dirige la voiture avec brio dans les rues de la capitale KRALENDIJK.

À 10 heures du matin, il fait déjà très chaud pendant que nous marchons dans la petite ville, et je dois faire très attention aux autres voitures électriques, car elles ne font aucun bruit et klaxonnent soudainement derrière nous quand nous les gênons. Nous préférons donc la promenade le long du pittoresque front de mer et admirons les maisons colorées de la rue principale.

Vu que Bonaire est devenue, depuis le 10 octobre 2010, une commune hollandaise ’à statut particulier’, tout est très néerlandais, par exemple un quartier entier est une réplique en miniature d’Amsterdam avec des ponts et des canaux minuscules – qui sont cependant remplis d’eau de mer des Caraïbes. Cela nous semble très artificiel. Les rues portent surtout les noms et prénoms de la famille royale néerlandaise. Nous allons remarquer immédiatement le comportement  des ‘Sieurs’ de l’île dans le plus grand et le plus cher des supermarchés de la ville : il y a tout un groupe de six Hollandais au milieu d’un croisement de deux allées qui papotent bruyamment et qui se fichent  » royalement  » de gêner le personnel – bien sûr noir – et nous autres clients.

Nous achetons la base de nourriture pour les 6 prochaines semaines et dépensons 120 dollars. Tout est cher car importé des Pays-Bas par avion ou d’Amérique du Sud par bateau. Il nous arrivera, par exemple, que notre pizza au restaurant soit servie deux semaines plus tard sans laitue, ni roquette, ni tomate, avec, de la part de la serveuse, un lapidaire :

Désolée, mais le bateau n’est pas venu

L’île est très pauvre, car pratiquement rien ne pousse ici.

Ce soir, nous cuisinons pour la première fois dans la cuisine étouffante — au gaz ! Il n’y a pas d’air conditionné, dans cette pièce, seulement des ventilateurs au plafond qui brassent l’air chaud. (T. nous a demandé d’allumer la climatisation uniquement la nuit dans nos chambres car l’électricité est chère). Cuisiner à 33 degrés dans la cuisine s’avère être un défi et nous deviendrons de plus en plus inventives dans nos achats au fil des semaines : des pâtes qui cuisent en trois minutes seulement, pas de riz, mais du couscous, qui va plus vite. Des pommes de terre précuites qu’il suffit de faire réchauffer et toutes sortes de brochettes de crabe, du saumon fumé, des boulettes de falafel, de la salade de céleri : tout ce qui a bon goût, froid !

Comme nous ne prenons qu’un copieux petit déjeuner le matin et que nous ne mangeons que des fruits et buvons de l’eau à midi sur la plage, que nous faisons aussi de la gym tous les deux jours en plus de la natation, il n’est pas étonnant que je reviendrai à la maison avec 5 kilos en moins.

Le lendemain, nous faisons la connaissance d’Edilma, l’aide de T. Elle est très gentille et drôle, pas du tout  » sans éducation  » comme l’a décrite sa patronne, car elle parle, outre le  » Papiamentu  » des locaux, l’Espagnol et un peu l’Anglais. Elle se plaint amèrement de ne pas pouvoir travailler comme elle le voudrait, parce que T. ne la laisse pas nettoyer comme elle l’entend. Nous en apprendrons plus sur notre partenaire d’échange plus tard. Mais pour l’heure, nous laissons Edilma travailler et partons faire le tour de l’île.

Juste derrière les jolies maisons de notre banlieue huppée et celles de la capitale (il n’y a en tout et pour tout que deux petites villes sur l’île, qui fait environ 12 km de large et 40 km de long), l’aspect  » du reste « , à savoir de l’intérieur de l’île, n’est pas du tout pittoresque : d’énormes cactus, des buissons bas et des arbres complètement courbés par le vent – voilà le paysage !

Malheureusement, il n’y a pratiquement pas de panneaux routiers et nous nous retrouvons soudain sur une petite route à sens unique qui s’étend sur des kilomètres le long de la mer jusqu’à ce que nous arrivions tout aussi soudainement sur une route large  » normale « . Mi n’est pas du tout contente, elle s’inquiète pour la nouvelle voiture, que nous ne pouvons utiliser que pour les courses et pour des excursions, mais pas pour aller à la plage, car T. a peur des voleurs.

LA PLAGE DES ANES

Elle est à 20 bonnes minutes de marche de notre maison et nous sommes pratiquement les SEULES qui marchons ! Sous le soleil brûlant, contre lequel il n’y a pas d’échappatoire, personne ne se déplace à pied ici sans y être obligé. Nous quittons notre quartier par la rue principale et passons devant de grandes villas magnifiques. L’une d’entre elles est dédiée à Harry Belafonte, qui aurait écrit la chanson  » Une île au soleil  » sur la minuscule île  » Klein-Bonaire  » qu’on peut voir depuis notre plage. Il y a plusieurs hôtels en chantier sur lesquels s’échignent des travailleurs immigrés. Nous sommes vraiment désolées pour les pauvres gars, qui doivent porter des vêtements de protection contre le soleil, dans cette fournaise…

Arrivées à la  » plage des ânes « , nous buvons d’abord l’eau que nous avons apportée avec nous et cherchons ensuite un endroit semi-ombragé sous les arbres. Le sable ici est moins blanc qu’au  » Bachelor «  mais la plage est large et longue. Elle est située directement le long de l’aéroport, séparée de celui-ci uniquement par la route et nous pouvons voir à loisir les quelques avions arriver, avec étonnamment peu de bruit.

Aujourd’hui, c’est le  » Bonaire-Day « , donc un jour de fête. Plusieurs grandes familles d’autochtones, avec une ribambelle d’enfants, arrivent juste après nous. Nous en croyons à peine nos yeux, car voici ce qui va être déchargé petit à petit d’une camionnette : deux grandes tables, une bobonne d’eau de 20 litres, une bouteille de gaz avec un réchaud sur roues, des jus de fruits, des litres de rhum et de bière, de grandes planches de cuisine pour les fruits et légumes qui doivent être coupés, des casseroles et des faitouts — et d’innombrables chaises en plastique qui sont placées en demi-cercle pour les personnes âgées.

Pendant plus de trois heures, IL préparera le barbecue avec ses amis en buvant des pots et ELLE préparera la soupe de légumes. Elle ne s’assied pas une seule fois. Tout cela est fait avec bonne humeur et beaucoup de palabres. Les plus grands des enfants s’occupent des plus petits, sous la surveillance d’un grand frère. Quelle différence avec une famille italienne de cinq personnes, également présente : la mère est de mauvaise humeur, le père ne s’occupe que de son téléphone portable et leurs adolescents prétentieux font plus de bruit que toute la foule des enfants.

L’eau est à nouveau merveilleuse. Demain, nous commencerons à faire du ‘ snorkeling ‘ avec nos tubas. Nous sommes en train de ramasser nos affaires pour repartir, quand la mère cuisinière nous demande poliment si elle peut s’installer à notre place et comme nous lui sourions, elle nous invite à prendre une tasse de soupe. C’est adorable, mais avec cette chaleur, nous préférons un smoothie fraise/mangue dans notre restaurant de plage à mi-chemin de la maison. Ils nous sont servis sous des palmiers ombragés et sur des chaises longues surplombant la mer. Elle n’est pas belle, la vie ? Le roi n’est pas notre cousin…!

Le soir, nous sommes à l’apéro sous notre véranda – là, soudain, notre KLM arrive pile à 18h20 entre les maisons. Illusion d’optique – incroyable, mais vraie !

LES POISSONS

Ça y est ! Aujourd’hui, nous allons enfin avec le masque et le tuba dans l’eau. La première et dernière fois que j’ai fait cela jusqu’ici, c’était il y a plus de 30 ans, à Nosy Be près de Madagascar où j’étais en tournée. Je suis un peu inquiète de savoir si et comment je vais y parvenir… Je mets le masque, ensuite je mets le tuba dans ma bouche et je commence à nager, la tête sous l’eau, comme si je n’avais jamais rien fait d’autre. Merveilleux ! Je suis immédiatement fascinée par les poissons qui, à seulement 2 mètres du rivage, nagent au milieu de nous, les baigneurs : Les poissons néons et les zèbres sont bien connus – mais je rencontre aussi un  » Bavarois  » (que je nomme ainsi à cause de ses rayures bleues et blanches) ainsi que  » mon prince « , tout en noir et bleu avec une bordure turquoise – je ne me lasse pas de le regarder ! Et j’ai du mal à croire qu’il existe un monde complètement différent à quelques centimètres seulement du nôtre. Que nous sommes petits dans le grand ordre des choses !

Heureusement, Mi ressent la même chose et nous parlons des poissons qui ont l’air d’être pressés, d’autres qui se promènent paresseusement ou encore certains comme  » Mademoiselle argentée  » qui ont un sourire ‘peint’ sur leur visage. Bien sûr, il y a aussi ceux qui font la tête et encore des petits violets foncés incrustés de diamants Swarovski – et puis encore le grand  » Gayprider  » irisé dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel ! Quelles merveilles…

LES TORTUES

Quelques jours plus tard, je n’en crois pas mes yeux : mais c’est véritablement bien elle ! A quelques mètres de moi, une TORTUE DE MER GEANTE me regarde avec ses yeux pleins de sagesse et — je suis sûr qu’elle pense que je suis très laide avec mon masque de monstre en plastique. Pour une fois, je regrette de ne pas avoir un appareil photo sous-marin avec moi ! Malheureusement elle ne reste pas là, et le temps que j’aille chercher Mimi, elle est déjà loin, hélas ! Trois jours plus tard, nous trouvons un nid sur la plage et désormais, il est formellement interdit de s’en approcher.

Sur l’île, au cours de la journée, les températures grimpent régulièrement au-dessus de 40 degrés Celsius, le soleil pique. C’est presque une bénédiction quand il se couche vers six heures et demie. Les tortues de mer profitent alors des températures relativement fraîches et de l’obscurité. Elles viennent sur cette plage et sur l’île  » Petit Bonaire  » pour y pondre leurs œufs. Ce sont les plus importantes plages locales de reproduction. Les deux tiers des 70 à 80 nids de tortues de mer que l’on trouve chaque année sur les côtes de Bonaire se trouvent ici. Certains de ces animaux portent des émetteurs satellites. Leurs signaux témoignent de longs voyages. Les femelles parcourent jusqu’à 3000 (!) km pour rester près des côtes de Cuba et de la Jamaïque, dans les eaux au large du Nicaragua ou du Mexique. C’est là que se trouvent leurs aires d’alimentation.

Mais quand il est temps pour elles de pondre, elles font ce que les tortues de mer font depuis des millions d’années : elles retournent à la nage là où elles-mêmes ont éclos. (A l’âge de 20 ans au plus tôt – c’est à peu près le temps qu’il faut à une tortue de mer pour atteindre la maturité sexuelle). Les biologistes appellent ce comportement  » fidélité à l’écloserie « . Au fil des ans, il a apparemment résisté à l’épreuve du temps. Elles pondent une centaine d’œufs par nid — puis repartent à la nage de la même façon qu’elles sont venues. Et le soleil fait le reste !

Une fois que les minuscules bébés ont éclos, qu’ils ont consommé assez de jaune d’œuf pour pouvoir nager toute une journée, ils n’ont qu’un seul souhait : ramper jusqu’à la mer. Pour ce faire, ils ont besoin de la lumière du soleil pour les guider. Mais de plus en plus souvent, ils se retrouvent maintenant entre les transats et les parasols d’un hôtel construit entre-temps, à côté de rues éclairées et bruyantes. C’est donc là que les bénévoles du  » Centre de conservation des tortues marines de Bonaire «  entrent en jeu. Ils savent quand l’éclosion prévue aura lieu et se tiennent prêts devant la mer, la nuit, avec de grandes torches pour montrer le chemin aux petits. D’autre part, une deuxième ligne de gens se met derrière les nids, ce qui empêche les bébés de ramper par erreur vers les lampadaires. Et voici à quoi ressemble l’adulte, ‘ la mienne ‘ était ainsi : j’ai pêché cette photo sur le net 🙂 !

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Je suis émerveillée par ce monde sous-marin merveilleux que j’ai la chance de découvrir !

LES ANES

Le lendemain, nous partons pour la réserve des ânes. Ce panneau:

n’est malheureusement pas d’une grande utilité ! Les autochtones roulent encore plus vite que les touristes sur les routes rectilignes de l’intérieur de l’île. Chaque semaine, un ou deux ânes sont renversés ou tués. Ceux qui survivent sont alors logés dans la réserve. Elle a été créé par une Néerlandaise en 1993, sur une immense zone que l’on ne peut traverser en voiture qu’en roulant au pas.

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Cette femme soigne les animaux malades ou blessés qui lui sont amenés grâce à des subventions, des dons et des bénévoles (de nombreux étudiants néerlandais font leur service civil ici, c’est un plus pour leur C.V.). Les jeunes mâles sont immédiatement castrés pour aider à lutter contre la surpopulation. Nous sommes très impressionnées par ce travail et sommes heureuses que nos carottes préparées trouvent l’approbation générale ! Les ânes vivant à l’état sauvage sur l’île se nourrissent de broussailles, mais comme ils sont trop nombreux, ils chapardent souvent la nuit dans les poubelles en les renversant et en poussant des cris déchirants… Les habitants n’apprécient pas, évidemment !

LE SEL

Nous continuons vers le Sud et nous nous admirons le paysage de sel multicolore.

La couleur rose provient des algues, qui servent également de nourriture aux flamants roses. Le  » Pekelmeer «  est leur paradis et celui des pélicans, car toute la région est une réserve naturelle. Pour moi, c’est beau, mais la proximité avec les oiseaux me manque. Je ne peux m’approcher d’eux qu’avec le zoom :

En parlant d’oiseaux : on nous a vanté l’île comme étant un paradis pour les oiseaux, mais jusqu’à présent, nous n’avons vu que les jolis petits perroquets verts avec des épaulettes jaune d’or. Un soir, nous observons comment un couple de parents apprend aux jeunes à voler sur la ligne électrique en face de notre véranda. Le plus petit fait le grand écart involontairement – comme cela nous arrive souvent quand on commence à skier. C’est hilarant. Mais il réussit à décoller et nous applaudissons très fort !

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LE BUFFET DE MARION

Ce soir, nous sommes invitées chez Marion, une Berlinoise. Elle dirige une mini-agence de chambres d’hôtes à deux rues de chez nous, dans une maison merveilleusement colorée. Presque tous les jeudis, une cuisinière prépare dans son jardin un petit buffet à 12 dollars, chaque fois sur un thème différent. Aujourd’hui, c’est la Chine. Cela nous convient très bien, nous aimons la nourriture chinoise. Un merveilleux petit jardin avec une piscine tout aussi petite et de nombreux oiseaux qui sont nourris au sucre (!) nous attendent. Tout est vert et fleuri, c’est un régal pour les yeux.

Nous sommes les premières, seuls deux couples néerlandais du quartier sont déjà là. Je leur dis bonsoir dans leur langue, puis je continue bêtement en allemand. Un des hommes dit, d’un ton pointu et glacial :

Est-ce que ce sera une soirée allemande ici ce soir ou quoi ?!

Ils ne nous adresseront plus la parole ! Je suis énervée – mais ça va avec le ‘ reste ‘, car Marion nous raconte (en plus de quelques anecdotes peu flatteuses sur notre partenaire d’échange) que depuis le référendum de 2010 qui a fait de Bonaire une partie de la Hollande, elle se sent comme une personne de seconde zone. Or, elle vit ici depuis 30 ans. À cette époque, l’île comptait 9 000 habitants, dont seulement 1 000 étaient néerlandais ou européens. Aujourd’hui, 19 000 habitants, dont 50 % de Néerlandais, viennent parfois juste pour un weekend en 11 heures non-stop – beaucoup d’entre eux ont une résidence secondaire ici. 

Heureusement, un très gentil jeune couple franco-allemand partage notre table et nous mangeons ensemble avec plaisir. Ils nous disent que le grand Parc National du nord de l’île n’est pas praticable sans Land Rover et que ses chemins ne sont pas du tout faits pour des dos sensibles ! Les voitures de location sont très chères ici et d’ailleurs, ils nous assurent que nous n’y verrions pas plus que dans le reste de l’île. Bien, une dépense en moins !

À 21 heures, nous sommes déjà de retour à la maison et disparaissons dans nos chambres. Un peu de lecture et puis je m’endors, car la chaleur est vraiment épuisante. En plus, la nuit peut être assez ‘ amusante ‘ avec le braiment des ânes suivi de deux heures d’aboiements de chiens – jusqu’à ce que les oiseaux prennent le relais à cinq heures et demie, non pas avec des chants mélodieux mais avec d’énormes « Piou -piou- pioooouuuuu ! « . Nous sommes donc généralement réveillées vers 7 heures, nous nous faisons un Nescafé rapide et puis nous lisons ou envoyons des mails, puisqu’il est déjà 13 heures en Europe.

DIMANCHE

Il y a foule aujourd’hui, car on fête une  » Beach-party  » sur la Plage des Ânes. Elle a été divisée en deux parties, depuis la route presque jusqu’à la mer, avec d’énormes couvertures et des draps suspendus sur des fils. Sur la gauche, les riches blancs font la fête, servis par les noirs locaux, qui préparent la nourriture du côté droit. Nous sommes d’abord choquées. Mais en observant les cuisiniers pendant un bon moment de plus près, je me dis qu’ils profitent aussi de cette arrogance des Hollandais, souvent détestés. Après tout, il n’y a pas beaucoup de jobs sur l’île et certainement pas de travail aussi facile que de cuisiner en plein air. D’ailleurs, très malins, les « serviteurs » laisseront la mise en place pour le lendemain. Et là, ils organisent un grand pique-nique pour eux-mêmes, avec de la salsa, du reggae et beaucoup de rhum… !

Marion nous a donné un bon tuyau et nous avons réservé une table pour 18 heures au  » SEBASTIAN’S « , un restaurant très élégant en bord de mer à Kralendijk. Le propriétaire organise chaque dimanche soir une  » nuit italienne « , où les pâtes ou les pizzas ne coûtent que 16 dollars, ce qui est bon marché dans cette ville. J’ai demandé une des tables très convoitées directement au parapet et comme nous sommes arrivées dix minutes à l’avance, pour ne surtout pas manquer le coucher de soleil, je l’ai eue!

La vue sur les vagues, le front de mer et la ville est magnifique. Le Prosecco est délicieusement frais, le service est agréable et les pizzas sont carrément époustouflantes ! La grande idée de Sebastian est que nous pouvons commander une moitié de pizza avec, par exemple, du saumon fumé/roquette et l’autre moitié avec du fromage/crevettes. C’est certainement une des meilleures pizzas de ma vie et en plus, elle est énorme – j’ai du mal à la finir.

Pendant le repas, nous admirons le ciel du soir – une pure merveille !

Puis nous voyons un homme aux cheveux blancs nager vers le rivage. Une planche de surf avec une grande glacière dessus est accrochée à l’un de ses pieds. Une fois à terre, il se lève, détache la sangle de son pied, attrape la glacière et disparaît… pour aller chercher des provisions ?

LA MER, LES POISSONS ET LE CHAT

Jamais de ma vie, je n’ai nagé autant et avec autant de plaisir qu’ici. Depuis six ans, je nage une fois par semaine dans la piscine à côté du Dôme des Invalides sur le dos avec des palmes pour renforcer la musculature de mon dos. Un must pour ma santé, mais pas forcément rigolo.

Ici, c’est différent : je peux nager la brasse dans la posture du snorkeling sans avoir mal au dos et en plus, je n’ai pas besoin d’avoir peur des méduses ou des requins – il n’y en a pas ! J’ai également la joie de voir tous les jours des poissons nouveaux, les récifs coralliens et tout ce beau monde sous-marin. Aujourd’hui, par exemple, j’ai rencontré la  » dame aux peaux de serpent « , le  » travesti  » et un poisson qui me regarde droit dans les yeux avant de se détourner juste devant moi, dégoûté par mon masque…

La chatte Rachel me surprend aussi toujours. Comme je répète souvent les chansons de mon concert du 24 novembre prochain, elle vient un jour dans ma chambre pendant que je chante. Elle s’assoit et m’écoute très attentivement – c’est très drôle et j’ai du mal à ne pas rire. Je demande à Mi de nous prendre en photo. Elle se laisse faire. Mais ensuite, elle disparaît et boude pendant des jours ! Je n’existe tout simplement plus pour elle, sauf pour ses repas… Mais soudain – un matin très tôt – elle vient, saute sur mon lit (ce qui ne s’est jamais produit auparavant), marche prudemment jusqu’à mon ventre, puis s’installe confortablement sur ma poitrine. Sa petite tête avec une oreille rose et une blanche n’est qu’à 5 cm de mon nez. Nous nous regardons avec de grands yeux. Elle sent bon, ou plutôt, elle ne sent pas. Elle cligne des yeux, je cligne des yeux. J’ose à peine respirer pour ne pas perturber ce moment d’intimité certainement unique dans ma vie ! Après quelques minutes, elle se lève calmement et, d’un saut élégant, s’installe sur le rebord de la fenêtre pour une sieste matinale. Et je me rendors, un sourire aux lèvres…

RINCON

Le dernier samedi de septembre, nous nous rendons à RINCON, la  » deuxième capitale  » située au nord de l’île, qui était à l’origine la première capitale avant que le boom de la construction ne commence à Kralendijk et dans ses environs. La  » Mangazina des Rei « , où la poudre à fusil était autrefois entreposée, est aujourd’hui un Centre culturel, un musée et un lieu de rencontre.

Un petit-fils de l’homme qui a créé le musée nous accueille en français, car il a vécu à Narbonne pendant quelques années. Il veut préserver la mémoire des ancêtres des autochtones. Bonaire a un passé mouvementé : d’abord les Portugais sont venus en 1499 et ont pris possession de l’île, puis les Hollandais en 1636. Ils avaient besoin des îles ABC non seulement en raison de leur position stratégique, mais surtout de Bonaire en raison des mines de sel existantes mais peu utilisées.

Les Pays Bas voulaient le sel pour la préservation des aliments, mais aussi pour l’industrie du verre et de la céramique. Les salines se sont développées et les esclaves pour ce travail ont été  » importés  » d’Afrique. Les petites maisons que nous avions vues au Sud, au bord de la MER de PEKEL, ont été construites en 1850. Jusqu’à la fin de l’esclavage en 1863, les hommes ne pouvaient rejoindre leur famille à RICON que le samedi soir après le travail. Leur marche durait CINQ heures – et bien entendu, il fallait être de retour le dimanche soir…

Mais même après la fin de l’esclavage, l’île est restée si pauvre que les hommes ont dû émigrer de janvier à novembre pour gagner de l’argent. Pendant ce temps-là, les femmes s’occupaient non seulement des champs, mais aussi des enfants et, bien sûr, du ménage. C’est ce qui est écrit sur l’un des murs :

Men may work from sun to sun – but women’s work is never done !

Dans le jardin autour de la maison principale, on trouve beaucoup plus de locaux que de touristes. Ils pique-niquent, déambulent et font leurs achats aux nombreux stands d’objets exposés. Bien sûr, les plaisirs de la table ne sont pas oubliés et nous trouvons une femme merveilleusement habillée et maquillée, portant une coiffe audacieuse, qui nous offre une mixture originale d’eau, de citron vert, de basilic, d’origan et de miel, accompagnée d’un chausson de poulet/fromage. Les deux sont très savoureux. Un groupe d’ados joue de la musique et une célébrité de l’île, un couple plutôt âgé, danse avec entrain la salsa en costume traditionnel.

L’atmosphère est détendue et joyeuse. Nous achetons une portion de chevreau rôti à emporter avec de la salade de chou et (beaucoup trop) de riz. Nous en mangerons toutes les deux pendant deux soirs. Il n’est pas surprenant que les habitants ne soient pas exactement minces…!

Quand nous rentrons à la maison, un petit chat est assis devant son écuelle avec – je le jure ! – un museau complètement désespéré, car la nourriture sèche a tourné en quelques heures à cause de la très forte humidité. Je la jette, je rince, je sèche le bol et j’y ajoute de la nouvelle nourriture. Et là, tout va bien à nouveau: le monde de Rachel est en ordre !

OBSERVATION DES OISEAUX

Aujourd’hui, nous longeons la côte est vers le Nord, presque jusqu’au parc national, pour observer les oiseaux. Mais nous finissons dans une sorte de zoo ou de réserve, le  » CENTRE DE CONSERVATION ECHO « . Il est principalement consacré à la préservation et à la propagation du perroquet amazonien Yellow Schoulder. Oui, c’est lui, notre petit équilibriste ! Cette espèce ne vit que sur Bonaire et au Venezuela. Elle a un besoin urgent des 3 hectares offerts par un généreux donateur comme habitat exclusif. En raison de l’augmentation des constructions sur l’île, leur habitat naturel a été très réduit. Mais surtout, ces oiseaux ont été volés par CENTAINES dans les nids de leurs parents par des braconniers et vendus soit sur l’île, soit à l’étranger. En 2010, lors d’une descente de police pour trafic de drogue, la police locale a trouvé 100 oiseaux en une seule journée, tous gardés dans de minuscules cages !

Ici à la réserve, ils vivent maintenant dans d’immenses cages, et seulement jusqu’à ce qu’ils aient appris – pendant tout de même cinq ans ! – comment survivre dans la nature. C’est assez formidable ce que quelques personnes peuvent faire ! Elles ont également, avec l’aide de bénévoles de l’île, planté des milliers d’arbres (à partir de graines) partout où c’est possible. La directrice Julianka, que nous avons rencontrée à Rincon samedi dernier, nous parle de sa carrière. Après son bac, elle a commencé à ECHO comme bénévole, puis a étudié aux Pays-Bas, a passé des examens et a obtenu ses diplômes. Trois ans plus tard, elle dirige le tout avec son mari. De serveuse à directrice, chapeau bas, Madame !

Après cette visite, nous prenons directement une douche car il y avait des milliers de moustiques dans la forêt qui nous ont presque dévorées. Au fait, c’est bien sûr une douche froide, car il fait si chaud qu’on n’a jamais l’idée d’en prendre même une tiède. Cette attaque de moustiques n’est pas de bon augure et, en effet, un terrible orage se produit la nuit, accompagné d’une pluie tropicale continue pendant toute la journée du lendemain. Mais ce n’est pas mal du tout car on ne s’ennuie pas. Chacune de nous a avec elle un volume de 1200 pages de la trilogie de Ken Follett sur la construction des cathédrales. Une lecture passionnante ! Marion me fournit également une série de romans policiers anglais très drôles et enfin, j’ai commencé ce weblog et j’aimerais écrire ou réécrire plus de 20 récits de mes voyages

Même si nous le voulions, nous ne pourrions pas sortir, car l’état des routes sous la pluie tropicale est indescriptible. A l’exception des rues de Kralendijk, elles sont souvent dans un état terrible avec de nombreux nids de poule. Mais le gouvernement néerlandais ne veut pas donner d’argent pour arranger cela. Il y a déjà eu une initiative citoyenne pour marquer les trous avec des fleurs en plastique afin de demander qu’ils soient remplis de goudron au lieu de sable. Des clous – rien ne se passa !

Le lendemain, nous faisons nos courses avec  » le plus beau temps  » d’ici, c’est-à-dire avec du soleil et autant de nuages, pour qu’il ne fasse pas trop chaud. A Kralendijk, il y a un Italien, où nous mangeons une glace merveilleuse au yaourt, puis nous retournons à la plage. Là, je constate une fois de plus que les LOCAUX ne se soucient pas vraiment de l’environnement, car la plupart des déchets comme les mégots de cigarettes et le papier de chewing-gum ainsi que les bouchons de bière proviennent d’eux. Mais même s’ils ne sont pas vraiment discrets – surtout en ce qui concerne leur musique tonitruante bien-aimée – ils mangent, boivent et PARLENT entre eux, au lieu de s’occuper uniquement de leurs portables, comme les Européens….

Et maintenant, notre dernière semaine a débuté. Ces vacances ont été très agréables, mais maintenant ça suffit ! J’attends avec impatience l’automne en France, les châtaignes et l’odeur des feuilles mouillées ou brûlées, car ici, ça ne sent RIEN. Les quatre saisons ont quand-même du bon ! Mais avant cela, nous voulons faire une dernière excursion et embarquer pour « Klein-Bonaire » le matin. Curieusement, même les habitants, qui ne parlent que le Papiamentu et l’Espagnol, prononcent ce mot correctement…!

Même s’il ne dure qu’une demi-heure, un tour en bateau est toujours agréable !

Notre skipper du bateau-taxi nous compte consciencieusement, car il doit vraiment nous ramener TOUS au port. Il nous supplie de bien vouloir respecter les règles sur l’île et de ne pas s’aventurer à l’intérieur des terres sous la chaleur. Premièrement, toute la zone est soumise à une stricte protection de l’environnement pour permettre la nidification des tortues géantes et des oiseaux. Deuxièmement, on peut se perdre même sur cette mini-île sans guide, et plus d’une fois, lui et des bénévoles ont dû rester debout jusqu’à 1 heure du matin avec de grosses lampes de poche à la recherche de  » fugitifs  » !

Nous arrivons sur la seule plage où nous sommes autorisés à débarquer. Elle est immense et d’une blancheur aveuglante, le soleil est brûlant, tout comme le sable. Nous enfilons consciencieusement nos T-shirts spécialement achetés pour nous protéger d’un éventuel coup de soleil et nous partons à la nage. L’eau ici est encore plus turquoise et claire que sur notre plage habituelle.

Des centaines de poissons  » de verre  » à queue de trident viennent vers nous en masse. Et là, je vais vivre encore une expérience unique : je nage avec eux, dans leur banc, pour ainsi dire ! S’ils le voulaient, ils pourraient m’emmener, comme le joueur de flûte de Hamelin, dans le noir de l’océan, là où il descend très profondément juste après la partie turquoise de l’eau, et où ne peut plus rien voir. C’est un moment vraiment magique !

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Vous, les poissons, vous commencez déjà à me manquer de façon extrême – et je ne parle même pas de pussycat Rachel…

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Alors, il ne nous reste plus, après un dernier dîner de homard exquis au restaurant « Breez ‘n Bites » de Dick Bos, de nous remémorer ce qui est écrit à la sortie du supermarché de Kralendijk :

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Macha Danki, Bonaire !

A bientôt, pour une nouvelle pièce dans mon Puzzle de Voyages !

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