2017 – Princeton et New York

La première fois où je me suis rendue à NEW YORK, c’est parce que j’ai eu la chance et le privilège d’être engagée sur le magnifique paquebot LE FRANCE. Pendant la traversée LE HAVRE – NEW YORK, j’avais donné mon tour de chant d’abord en première classe avec le grand orchestre et ensuite, guidée par le Commissaire, par des chemins connus de lui seul – car les deux classes étaient strictement séparées !! – en ‘classe touriste’ avec un trio de musiciens. Après cinq jours et demi de traversée, nous sommes arrivés par un très beau matin de l’été 1971 en vue des TWIN TOWERS et du port de New York – quasiment au cœur de la ville !

J’avais la journée pour explorer la ville et ne m’en privais pas : Rockefeller Center (avec un show merveilleux des « Rockettes » !), Chinatown, Central Parc…Le soir, tout le ‘staff’ rentrait à bord pour y dormir et nous avions encore une bonne demi-journée pour retourner en ville, le lendemain, avant de repartir pour Le Havre avec de nouveaux passagers. Je m’étais jurée de revenir un jour – et la vie a fait qu’il m’a fallu attendre quelques belles décennies…!

Cette fois, nous arrivons, comme tout le monde, en avion à JFK Airport. Je ne sais pas ce que j’avais imaginé, mais pas ce hall gigantesque, rempli à ras bord de gens de toutes nationalités qui doivent attendre pendant deux heures, comme nous, entourés de policiers avec leurs chiens renifleurs de drogue, pour accomplir les formalités d’immigration. Nous sommes debout depuis 16 heures, mais je me dis que dans les deux bus qui vont nous amener à PRINCETON, une petite sieste sera possible. Oui, on aurait pu – pour environ 300 Dollars – prendre un taxi. Mais nous préférons dépenser cette somme à la fin de notre séjour, ici, à New York. C’est plus amusant et sportif de prendre les transports en commun, non ? Et puis, un voyage sans la moindre aventure, c’est comme un repas sans sel, non ? Euh….

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Le premier bus qui nous amène à Port Authority Station a l’air plutôt rigolo ‘vintage’ de l’extérieur. Mais quand il démarre, nous comprenons notre douleur car la suspension du véhicule est tellement mauvaise que mon dos proteste sec ! En plus, les fenêtres sont obscurcies par une sorte de moustiquaire qui ne facilite pas la vue. Alors, nous somnolons pendant les 50 minutes qu’il faut pour arriver pendant les heures de pointes à MANHATTAN.

Je constate avec grand étonnement que les rues sont beaucoup plus étroites et même plus petites que dans ma mémoire ! Il est vrai qu’après avoir vu SINGAPOUR, il y seulement 10 mois, cela change la perspective.

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En passant par TIMES SQUARE, je me demande tout de même pourquoi toutes ces enseignes sont illuminées en plein après-midi ! Et l’écologie, Mister President, qu’en faites-vous ?

Nous ne trouvons le deuxième bus qu’après une demi-heure de recherche acharnée, car la gare routière est immense et se trouve en plus dans deux bâtiments différents. Mais nous sommes têtues et même le chauffeur grincheux, qui apparemment ne comprend et ne parle guère l’anglais, ne peut atténuer notre joie d’avoir réussi une fois de plus: nous n’avons payé que sept dollars cinquante chacune pour le trajet d’une heure et demie !

Ce grand bus interrégional est vraiment bien confortable mais là aussi, nous ne pouvons pas faire la petite sieste rêvée. J’essaie en vain de savoir où nous devrons exactement descendre à Princeton. Les passagers sont très gentils et serviables. L’un d’eux me dit

Just press the red button !

Petit malin, oui, mais à quel arrêt exactement ? Je n’arrive absolument pas à reconnaître un arrêt de bus dans toute cette campagne – cela ne m’était encore jamais arrivé ! Nous décidons donc d’aller jusqu’au terminus et de prendre un taxi à partir de là.

Plus nous avançons, via Brunswick et quelques petites villes, plus la voiture se vide. Lorsque nous ne sommes plus qu’à quelques kilomètres de la destination mais quand-même in the middle of nowhere – le chauffeur se tourne vers le seul passager masculin restant pour lui dire qu’il n’irait pas jusqu’à Princeton. Nous blêmissons à l’unisson : une aventure, d’accord mais pas trop quand-même… ! Heureusement, l’autre client refuse tout net en disant qu’il a payé jusqu’au terminus. Le chauffeur crie alors la seule phrase qu’il connaît apparemment parfaitement en anglais :

I work for money !!!

et appelle son patron par téléphone portable. Une minute plus tard, on continue, parce que le patron l’a ordonné. Na !

PRINCETON

Nous arrivons enfin peu avant vingt heures, heure locale, devant ‘notre’ maison et sommes immédiatement accueillies par nos voisins germano-américains Brigitta et Eric. Ils ont manifestement reçu la demande de nos partenaires d’échange, Susanne et David, de nous y attendre et de leur signaler si nous sommes bien entrées dans la maison. Nous les remercions chaleureusement et nous traversons notre palais (trois étages plus cave et dépendance, BMW devant l’entrée…) au pas de course. Nous prenons un repas rapide dans le jardin de Tiger Noodles au coin de la rue. Mireille déniche une bouteille de bière dans le magasin d’alcool d’à côté et l’apporte à table. C’est tout à fait normal dans un restaurant qui n’a pas la licence pour vendre de l’alcool. Ensuite, nous tombons dans nos lits.

Quelle journée !

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Cette chambre à coucher avec balcon et vue sur le jardin splendide est magnifique. Malheureusement, les fenêtres sont dépourvues de rideaux, et je suis donc souvent réveillée le matin par la lumière – mais aussi par le chant réjouissant d’innombrables oiseaux et cela suffit à faire de mon lever une joie !

Après le petit-déjeuner, nous nous promenons dans la maison et admirons les deux salons – un pour l’hiver et un pour l’été ! – avec la salle à manger et la salle de télévision. Tout est classique et classe à la fois. Les canapés sont énormes, dans le lecteur de CD il y a cinq platines, (pour ne pas devoir se lever souvent…). Dans ma salle de bain grandiose, il y a une baignoire jacuzzi.

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Le salon avec sa belle cheminée doit être très cosy en hiver. Mais nous lui préférons la pièce à vivre plus moderne qui donne sur le jardin.

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Malgré une pluie battante, nous décidons d’aller faire nos premières courses car nous avons aussi un parapluie surdimensionné à notre disposition. Dehors, il fait chaud et humide. Les maisons, ou plutôt les villas, nous plaisent vraiment beaucoup. Contrairement à la France, les clôtures sont rares: on montre ce qu’on possède ! Trois voitures sont la norme.

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Les parterres de fleurs, les laitues et les légumes sont à portée de main – – mais, personne ne se sert ! De même, sur le terrain de jeu, aucune balle, aucun tracteur en plastique oublié ne sera volé, ça ne se fait pas ici, basta !

On va d’étonnement en étonnement – malheureusement également en ce qui concerne le prix de l’alimentation. Tout ce que nous payons à Paris comme prix au kilo pour les fruits ou les légumes, s’applique ici pour un ‘pound‘, c’est-à-dire pour seulement 453 grammes – même pas une livre ! Le fromage est très cher, le vin encore plus. Et puis ces emballages ! Le jus de fruit n’est disponible qu’à partir de 1,75 litre, il faut vraiment chercher jusqu’à ce que nous trouvions une bouteille plus petite. Je ne comprends pas comment une personne seule est censée faire ses courses ici.

Le mot magique « bio » est appelé ici organic et il est utilisé à peu près pour tout. Le seul problème, c’est que les légumes n’ont aucun goût ! Qu’il s’agisse d’asperges, de pommes de terre ou de petit pois, qu’ils soient biologiques ou non. Ce n’est que lorsque nous achetons des brocolis du Mexique et de merveilleux petits poivrons du Guatemala que nous en avons pour notre argent en terme de goût. Le pain a l’air très savoureux – et il ne l’est pas ! – mais quand on pense aux champs géants et à Monsanto, ce n’est finalement vraiment pas étonnant.

Avec la monnaie, je m’en sors relativement vite, mais les gens parlent avec une voix très nasillarde et j’ai donc beaucoup de mal à les comprendre, d’autant plus qu’ils articulent à peine. Mais ils compensent avec beaucoup d’amabilité et de courtoisie !

Pendant notre promenade, cette pancarte nous touche beaucoup:           

Certes, Princeton est une exception, même pour les USA. Seulement 30.000 habitants vivent ici, dont environ 7500 étudiants et leurs professeurs. Il y a un vrai centre, le PALMER SQARE, ce qui est totalement inhabituel pour des petites villes américaines. Un grand panneau menace quiconque s’aviserait de FUMER sur cette grande place, d’une amende de 250 DOLLARS.

Le principal attrait de cette ville est évidemment son UNIVERSITE, la quatrième plus ancienne et l’une des plus prestigieuses des Etats Unis. Et on y étudie partout, comme le prouve cette photo :

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Elle se trouve sur un campus immense et tout le monde – étudiant ou pas – s’y promène librement. L’architecture va du style Tudor à Jean Nouvel et Frank Ghery – c’est vraiment riche et varié !

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Il est merveilleux de s’y balader sous les nombreux – et gigantesques ! – arbres et d’être saluées par des jeunes hommes qui s’écartent respectueusement pour nous laisser passer sur le chemin pavé. Cela existe encore ! Courtoisie/Courtesy est le mot magique. On peut comprendre qu’Albert Einstein aimait y enseigner. Il vivait dans cette rue :

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Il a d’ailleurs le plus petit et le plus rigolo des musées du monde dans un coin de magasin dans lequel des T-shirts avec ses maximes sont proposés à côté des pulls en cachemire….!

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Alors que mes partenaires d’échange n’ont pas de chance à Paris avec des températures de 35 degrés et plus, le temps ici est de plus en plus agréable et nous prolongeons nos promenades dans la petite ville. A la maison, la femme de ménage vient tous les mardis et le mercredi le jardinier. Ce dernier est blanc et se déplace avec une admirable dextérité sur la tondeuse à gazon, tandis que son assistant de couleur, muni des écouteurs obligatoires, s’occupe des bordures. Ensuite, il souffle l’herbe coupée ainsi que les feuilles dans les parterres avec une sorte d’aspirateur inversé. Au bout de 20 minutes exactement, on passe à la villa suivante. Et après, ça ressemble à ça :

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Franchement, c’est pas mal d’être riche !

Le lendemain, nous prenons les vélos pour la première fois. Mi m’a gentiment laissé le vélo pour dames en raison de mon mal de dos persistant. Nous descendons vers la rivière Carnegie et sommes heureuses qu’il n’y ait apparemment ni mobylettes ni motos dans cette ville (ce sont mes ennemis personnels à Paris).Mais, après une très belle balade sur la piste – et une drôle de rencontre avec un couple de Chinois pêcheurs, qui se disputent le dîner que vient de prendre le monsieur – parce que les poissons essaient de s’échapper de son seau, pour retourner dans leur élément naturel ! – nous devons aussi remonter le long chemin, ce qui n’est pas si drôle sous la chaleur.

Tous les soirs, nous mangeons dehors devant la maison, sur un coin de la table pour dix personnes.

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Nous savourons le chant des oiseaux et nous admirons les écureuils si mignons, ainsi que – pour la deuxième fois seulement de ma vie ! – les lucioles/fireflies. C’est tout simplement magnifique lorsqu’elles ‘clignotent’ ici et là, comme par magie, dans le vert foncé profond du jardin.

Nous passons aussi une très belle soirée avec nos voisins Brigitta et Eric.Ils se tenaient sous la pluie devant notre porte, le lendemain de notre arrivée, avec un énorme bol de fraises (il n’y a rien de « petit » ici !) et nous les avons invités à entrer, bien sûr. Nous avons eu une conversation très animée en allemand, car Brigitta est rédactrice dans une maison d’édition, et Eric enseigne l’histoire allemande à l’université. À la fin de cette visite, ils nous ont invités à un barbecue et maintenant, il est très amusant de regarder, depuis leur table de jardin, la maison de Susanne et David – donc ‘notre’ maison. La nourriture et le vin sont délicieux (et je suis un peu jalouse de cette femme, fin cordon bleu, qui rend ces légumes si savoureux !). Nous parlons longuement de Trump, bien sûr, et ils sont horrifiés à l’avance de ce qu’ils vont probablement lire comme « Trumpinade » dans le Times demain matin…!

Il est à noter qu’il y a deux « Times » que je ramasse chaque matin sur le trottoir devant la maison. Dans un format très particulier (plus haut que large), il est habillé de plastique bleu ( dans DEUX sacs, pour qu’il ne soit surtout pas mouillé !) pour le New York Times. Nous autres devons nous contenter du plastique vert et du seul titre « The Times ». Mais il contient tout ce qu’il faut savoir : en page quatre, par exemple, la victoire électorale de Macron, la mort d’Helmut Kohl, et même le 45e anniversaire de Jean Dujardin… J’aime résoudre leurs Sudokus (de ‘bronze’ à ‘or’) pendant que nous « hamaquons » tous les jours. De la détente à l’état pur…

En ce qui concerne notre conversation à table avec nos voisins, il faut dire qu’ils s’amusent énormément de nos commentaires sur le american way of life’, si nouveau pour nous deux. Par exemple, qu’ils n’ont aucun sens de l’environnement, car ils laissent des lampes allumées toute la nuit ! Même au milieu de la journée, il est courant de ne pas économiser l’électricité, car les énormes arbres devant les fenêtres ne laissent pas entrer suffisamment de lumière du jour. Les piétons sont rares ici, c’est pourquoi les branches des arbres suspendues au-dessus des trottoirs ne sont tout simplement pas coupées. Bien sûr, nous ne nous contentons pas de critiquer, mais nous soulignons aussi combien il est agréable que, par exemple, les voitures ne foncent pas sur vous dès que vous voulez traverser une rue, comme à Paris, mais s’arrêtent à plus de 20 mètres de nous. Et que tout le monde roule très lentement en ville, ce qui est merveilleux quand on est cycliste.

Dans le seul Centre commercial de Princeton – ici aussi tout est énorme – les prix sont considérablement plus modérés que dans les boutiques du centre. À ma grande joie, je trouve les « cintres rembourrés » que j’ai découverts dans le Dressing de Susanne et qui s’intègreront parfaitement dans mon armoire. Nous restons là pour un concert de musique cajun et nous sommes encore une fois stupéfaites : à PILE 18h30, on mange ici, peu importe où et comment. D’où la première phrase de la chanson The lady is a tramp :

Elle a trop faim pour dîner à 20 heures !

PREMIERE FOIS

Nous passons encore un très beau dimanche d’été à l’AQUA-COMPLEXE de Princeton. C’est un site immense avec une piscine pour bébés, une autre pour enfants, une piscine olympique et encore une avec un toboggan de plongeon. Je m’éclate en faisant l’une de ces « méga glissades avec virages » pour la 1ère fois de ma vie ! Le prix d’entrée de 12 dollars par jour est nettement plus bas qu’en Allemagne ou en France, et la propreté de l’ensemble de l’installation est absolument exemplaire. Les moustiques ne sont heureusement là qu’à partir de juillet, donc tout est parfait !

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Nous étions très bien ici, mais maintenant BIG APPLE nous attend !

CHELSEA MARKET, GRAND CENTRAL, BRYANT PARC, TIMES SQUARE

Nous démarrons nos six jours à New York avec – une vraie saucisse au curry de Berlin et un verre de Budweiser ! Les deux sont à la fois très savoureux et peu coûteux au Chelsea Market, où nous nous remettons du premier choc avec la « plus belle ville du monde » — ils en sont tous convaincus à cent cinquante pour cent !

Il fait très chaud, le taxi a mis plus d’une demi-heure pour parcourir les trois kilomètres qui séparent la gare routière de notre hôtel Hayden. Nous pouvons voir depuis notre 16e étage – dix étages en-dessous de nous – le propriétaire d’un jardin sur le toit qui arrose assidûment ses tomates tous les matins. Je demande au concierge si nous pouvons prendre un bus vers le sud pour aller au marché au lieu du métro. L’homme sourit :

Un vendredi aux heures de pointes? Je ne vous le conseille vraiment pas…

Il n’est que deux heures et demie de l’après-midi – mais en fait, comme le matin, les rues sont complètement bloquées. Je félicite donc une fois de plus Mi, qui a si bien choisi et réservé l’hôtel, car nous ne sommes qu’à 100 mètres de la station 28 Street. Une fois qu’on a compris le système des « rues » et des « avenues », des uptown/nord et downtown/sud ainsi que les quartiers Est/Ouest, il n’est pas si difficile de s’y retrouver. Seuls les distributeurs automatiques sont aussi stupides dans tous les pays du monde. Nous sommes donc très reconnaissantes quand une gentille dame – qui est elle-même pressée – nous aide pour le sésame du billet hebdomadaire. À partir de maintenant, nous devons UNIQUEMENT apprendre à pousser rapidement – mais pas TROP rapidement – le pass à travers la fente qui libère la porte tournante…. Il n’est pas joli, le métro de New York, mais il est pratique et rapide. Ainsi, en fin d’après-midi, nous n’ avons que quatre stations à faire pour nous rendre à la gare GRAND CENTRAL STATION , qui figure dans de nombreux films et qui est vraiment très impressionnante.

Ce terminus a été rénové dans le style Beaux-Arts au début du XXe siècle, car le hall d’origine date de 1871. Il compte le plus de voies au monde, à savoir 67 ! Il y a un merveilleux flash mob à admirer sur Youtube, montrant 207 personnes ‘statufiées’ pendant cinq minutes en 2008. Voici le lien : https://www.dailymotion.com/video/x49xtn

La première scène se passe justement au BRYANT PARC où nous nous rendons ensuite. La différence entre ce parc et les gratte-ciel est très impressionnante.

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On dirait que THE ONE WORLD TRADE CENTER se trouve presque à côté du parc, mais à vol d’oiseau, il est éloigné d’au moins cinq kilomètres. Le site est rempli de gens qui pratiquent des activités variées : un spectacle de danse sur la scène, des acrobates sur la pelouse, des pique-niques partout, mais aussi des gens bien habillés dans le restaurant chic du coin de la rue. Il y a aussi un manège typiquement parisien avec des chansons d’Edith Piaf, et partout des jeux d’échecs ou de dames sont proposés gratuitement. Personne ne parle fort – même les enfants ne crient pas en courant dans l’herbe ! – personne ne vocifère dans son portable et personne ne fume !! L’ambiance est très agréable, paisible, après une journée de travail bien remplie.

Quelques rues plus loin, nous changeons radicalement d’atmosphère: TIMES SQUARE, c’est l’effervescence extrême dans cette ‘ville qui ne dort jamais’, ce sont des publicités monstres, des filles quasiment nues qui dansent pour une marque juste à côté des flics imperturbables ! Brillante idée d’avoir mis un commissariat en plein milieu de la place….. Et tout cela dans la joie et la bonne humeur – typiquement américain ! Mi déteste, moi, ça m’amuse.

Maintenant, nous avons envie de manger un petit quelque chose. Il fait encore très chaud à neuf heures du soir, et nous trouvons une table pour deux devant un petit restaurant portugais non loin de notre hôtel. Mon gaspacho et les pommes de terre « fingerling » de Mimi sont très savoureux. Mais payer cinq dollars pour une minuscule bière, (servie dans un verre à vin !) nous semble vraiment excessif ! En outre, il y a toujours les fameuses taxes – dont vous ne savez JAMAIS à l’avance à combien elles s’élèvent ! Et puis il y a le pourboire/ tip ( « pour améliorer la rapidité » des serveurs) qui est considéré comme obligatoire dans ce pays. Bref, l’addition est salée – nous sommes à New York !

BATTERY, WALL STREET, BROADWAY, ST. PAUL

Ce matin, nous prenons notre petit déjeuner typiquement américain dans une sorte de ‘self/take away/café’ où l’on peut s’asseoir, se servir au bar à salades bien achalandé, ou attendre au comptoir qu’on vous serve : Mi prend sobrement un café et un brownie et moi, je me régale d’œufs frits avec des pommes de terre sautées. Tout est délicieux, il suffit de dire « sunny side up, please » pour avoir des œufs au plat. Amusant – on reviendra demain ! Nous payons pour deux ici ce que nous aurions dépensé pour un seul petit déjeuner à l’hôtel. Ensuite, nous prenons nonchalamment le subway pour descendre à Battery Park

et nous promener dans le quartier de Wall Street.

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Samedi, c’est plutôt calme ici, d’autant plus que ce sera un long week-end. Même les hommes d’affaires aiment « faire le pont » jusqu’à la fête nationale (mardi prochain). Nous marchons le long de la rue Fulton et de la Broad Street avant qu’elle ne devienne le Broadway. Après un détour par la mer, où Miss Liberty nous salue depuis son île, nous continuons vers l’hôtel de ville, le City Hall, vers la plus ancienne église de New York, la Chapelle St. Paul, et enfin vers le point culminant de la journée.

LE ONE WORLD TRADE CENTER (WTC)

Depuis 2012, c’est le plus haut bâtiment du monde occidental (battu seulement par Dubaï) avec ses 541 mètres = 1776 feet symboliques pour célébrer l’année de fondation des États-Unis. Sur ce total, 124 mètres correspondent à l’antenne, mais bien sûr, la tour Eiffel avec ses 324 mètres (antenne comprise) ne peut pas rivaliser. Mais, même si je trouve son design très élégant et beau le jour, le soir, notre Tour Eiffel est imbattable.

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Après avoir traversé l’immense hall d’entrée, nous descendons un très long couloir. Sur les murs sont exposées les photos des ouvriers du bâtiment, dont beaucoup ont refusé de prendre leur retraite avant la fin des onze années de travail. Leur visage resplendit de joie et de fierté face à leur réussite. Et comme ils ont raison ! Nous parcourons les derniers mètres jusqu’aux ascenseurs – et subitement les murs cèdent la place à la ROCHE, car la tour de 104 étages avait besoin d’une base de vingt étages (à l’épreuve des bombes), elle-même maintenue en place par une structure de 70 tonnes de piliers en acier enfoncés à plus de 60 mètres de profondeur dans la formation rocheuse du Lower Manhattan.   

Nous entrons dans l’immense ascenseur et je fais un signe de tête rassurant à Mi, car je sais quel effort elle devra faire pour monter CENT DEUX étages. Mais je n’avais pas compté avec l’inventivité unique des Américains ! Lorsque les portes se ferment, les trois murs intérieurs s’ouvrent comme un écran, comme au cinéma, et nous sommes pratiquement catapultés du rocher sous la terre en une seconde SUR la terre, recouverte d’herbe ! Puis, c’est parti, à une vitesse folle, pour la construction de New York depuis les débuts de la ville jusqu’à nos jours. Et tout cela en seulement 47 secondes, ce qui équivaut à une vitesse de 37 kilomètres à heure – on ne peut donc vraiment pas tout capter parfaitement. Même Mi voudrait recommencer ce voyage immédiatement. Et ça veut tout dire ! Hélas, cela n’est pas possible.

There’s no business like showbusiness

Au sommet du One World Observatory, accessible uniquement depuis mai 2015, nous sommes alignés comme dans une cour d’école. Commence alors un spectacle qui ne dure que deux minutes et demie mais qui nous arrache à tous des cris d’enthousiasme ! Car les fenêtres de ce pont d’observation sont fermées et sur cette « toile », New York va être célébrée comme seuls les Américains – peuvent le faire : c’est tout simplement merveilleux, comme ils aiment leur ville ! Alors que nous applaudissons et sifflons tous comme des fous, les vitres s’ouvrent comme par magie et – en dessous de nous se trouvent New York, Miss Liberty, les îles et tout Manhattan. Voilà qui est vraiment unique !

C’est très agréable, personne ne nous pousse à aller vite, nous pouvons rester aussi longtemps que nous le voulons et en profiter grâce à une tablette, sur laquelle nous pouvons faire des recherches sur les différents bâtiments et ainsi apprendre beaucoup de choses sur la ville.

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Malheureusement, le temps est moins beau que ce matin, mais je réussis quand-même quelques prises de vue.

Après cette expérience magnifique, nous redescendons ‘sur terre’ – où il pleut malheureusement. Mais cela ne nous empêche pas de nous rendre à l’une des deux fontaines commémoratives en l’honneur des victimes du 11 septembre. C’est très touchant de lire leurs noms gravés dans les pierres qui entourent les bassins et en même temps d’observer l’oiseau blanc, dont je ne sais pas s’il ressemble plus à une colombe de la paix ou à un aigle de guerre. Nous restons un grand moment en silence, très émues.

HARLEM, BRODWAY MUSICAL, CENTRAL PARK

Dimanche matin à Harlem, une amère déception nous attend ! Il y a 25 ans, nous avons assisté, à San Francisco, à un service religieux avec des chants gospel que nous n’avons jamais oublié, tellement c’était beau. Nous n’étions pas des simples spectateurs, mais nous pouvions vivre cette messe AVEC nos concitoyens noirs, en leur tenant la main et en chantant avec eux. Malheureusement, à cause du tourisme de masse, vingt ans plus tard, c’est devenu un commerce lucratif. Les tour opérateurs ont fait beaucoup de dégâts, mais bien sûr aussi les gens qui pensent pouvoir entrer dans une église en shorts et en tongs, avec des sacs à dos et des appareils photo géants.

En habits du dimanche, avec un tout petit sac à dos dans un joli tissu, nous arrivons devant l’Église baptiste de Canaan à neuf heures et demie. Malheureusement, c’est comme notre guide l’avait prédit : les touristes blancs sont nettement plus nombreux que les fidèles noirs et un ‘Monsieur sécurité’ très désagréable nous ordonne de mettre le petit sac à dos pour DIX dollars dans une voiture. Nous sommes littéralement ‘parquées’ dans la galerie – loin de nos compatriotes noirs assis en bas. Nous ne pouvons suivre l’action dans la salle que sur de grands écrans. Nous nous fatiguons vite, car la chorale de gospel n’est, hélas, pas très bonne et le pasteur n’a aucun charisme. Ensuite arrive la quête – avec un plateau doré sur lequel vous devez déposer vos billets de banque, qui sont ensuite emportés promptement dans des paniers ! Nous sommes écœurées par cette entreprise impie, qui nous semble aussi être du ‘racisme à l’envers’, et nous partons discrètement avant la fin.

Heureusement, il y a „Sylvia’s Soul Food“ un peu plus loin ! Son brunch est certes davantage destiné au corps – mais l’âme se calme également dans l’atmosphère paisible et élégante de ce restaurant. Avec un apéritif « Mimosa », qui s’avère être un verre de mousseux à la pêche, le poulet, le poisson, les œufs et les pommes de terre frites nous redonnent le sourire. En plus, l’addition est douce et nous sommes également ravies d’écouter la talentueuse chanteuse Ruth.

Mais maintenant, à Broadway, la comédie musicale Beautiful Carole King nous attend ! Au début, je suis un peu déçue par le Sondheim Theater. Rien à voir avec les fauteuils rouges et les lustres de nos théâtres parisiens, c’est juste un bâtiment sans charme. Mais nous sommes bien assises et – cerise sur le gâteau – je peux voir le chef d’orchestre dans la fosse d’orchestre depuis notre balcon – et c’est LUI qui joue tous les passages au piano. C’est tout simplement formidable ! Cette comédie musicale est merveilleusement bien faite : le décor, les costumes et la mise en scène sont fabuleux, tous les acteurs chantent et dansent de tout leur cœur, et leur enthousiasme est contagieux ! Si, malheureusement, je ne comprends pas toutes les répliques (ils parlent trop vite – tout comme nous à Paris !), l’intrigue est relativement simple et en plus ‘basée sur des faits réels’.

Carole King (78 ans) est une importante auteur-compositeur-interprète américaine. De nombreux succès qu’elle a écrits avec son mari Gerry Goffin ont fait partie du top 10 des années 60, par exemple « Locomotion ». Plus tard, elle a écrit « Natural Woman » pour Aretha Franklin et c’est à partir de ce moment-là qu’elle a aussi percé comme chanteuse. C’est formidable que Youtube existe :

D’excellente humeur, nous sommes de retour sur la 53e rue et comme nous avons passé presque toute la journée assises, je suggère à Mi une promenade dans Central Park. Nous remontons donc en bus la très chic Madison Avenue et là, il se produit une de ces rencontres qui rendent un voyage si charmant. Une vieille dame corpulente avec une canne entre dans le bus et me tombe presque dessus. Elle s’excuse vivement et entame une conversation avec moi au sujet de —- Helmut Kohl ! Il vient de mourir, et cela l’a touchée. Elle me vante abondamment ses mérites, et fait l’éloge de ce que cet homme a fait pour l’Allemagne. Quand je lui dis : « Je sais tout ça parce que je l’ai vécu », elle commence par me regarder un peu de travers, puis elle rit et ensuite, je dois lui raconter en détail ma vie à Paris jusqu’à ce qu’elle sorte du bus. Une dame charmante et seulement vieille de corps, mais pas de visage, ni d’esprit !

Tout le monde nous a donné de bons conseils pour New York, et Eric, notre sympathique voisin de Princeton, nous a suggéré de faire le tour du réservoir. Malgré la chaleur, nous nous mettons donc en route , en compagnie de joggeurs, de ‘trottinetteurs’ et de cyclistes.

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Nous passons devant le Metropolitan Museum et je suis une fois de plus étonnée de constater à quel point la mémoire est sélective, car j’avais complètement oublié qu’il y avait trois autres petits lacs à côté du réservoir. Sur la berge du plus grand, nous nous asseyons pour boire une bière fraîche, car un petit (!) verre de rosé coûte ici 14 dollars ! Mais la vue en vaut la peine – même une gondole avec un gondolier passe majestueusement – et nous savourons la soirée qui descend lentement sur le parc ! La chanson « The saints go marching in » nous accompagne sur notre chemin du retour – quel merveilleux après-midi !

HIGH LINE, WHITNEY MUSEUM, GREENWICH VILLAGE

Lundi matin, nous partons à pied depuis notre hôtel, direction Sud-Est. Jusqu’ici, nous avons fait 10 km à pied par jour et ce sera sûrement la même chose aujourd’hui. Notre premier but est la HIHG LINE, une vieille voie de chemin de fer pour marchandises, qui est devenue une très agréable promenade – c’est une jumelle de notre « promenade plantée » à Paris.

Il fait chaud, mais pas trop, et nous avons hâte de découvrir le Whitney-Museum, qui nous attend au bout du chemin. Renzo Piano l’a construit.

Nous avons de la chance car nous y trouvons une exposition d’Alexandre Calder, et j’en suis d’autant plus ravie, que j’ignorais qu’il est l’inventeur des mobiles. J’en ai réalisé quelques-uns à l’adolescence – beaucoup plus modestement, bien sûr.

Si tout se passe bien, un mobile est une pièce de poésie qui danse et qui surprend.

A. Calder

Les rues de ce quartier (un mélange du Quartier Latin à Paris et de Kreuzberg à Berlin) – vues mille fois dans des films américains – nous semblent familières.

Nous passons par le Washington Square, nous mangeons chinois -« best fried rice of New York « , évidemment…! – et nous finissons la soirée au Fat Cat Club, un mélange assez original pour un club de Jazz, d’une petite scène pour se produire et de tables de ping-pong, de billard et de Scrabble.

INDEPENDENCE DAY

Mardi, 4. Juli 2017 – un temps de rêve pour la fête nationale ! Après avoir passé un contrôle musclé – suite aux attentats du 11 septembre – nous pouvons monter à bord du bateau qui nous amènera à Miss Liberty.

Pendant le court voyage, nous avons de nouvelles et très belles perspectives sur le port et sur la Skyline.

Plus nous nous approchons de la statue de la liberté, plus nous prenons conscience de son caractère unique. Le musée est caché dans sa base. On nous y raconte toute son histoire, qui nous fascinera pendant deux heures entières. Il faut dire que c’est une story incroyable, qui – bien sûr – commence en France avec le sculpteur alsacien Frédéric-Auguste Bartholdi. Il est fasciné par le Colosse de Rhodes, mondialement connu, et souhaite créer un pendant féminin pour l’entrée du canal de Suez. La dame devait incarner « l’Égypte apportant la lumière à l’Asie » – mais son projet n’aboutit pas. Néanmoins, Bartholdi n’abandonne pas et rebaptise le modèle de son plan « La Liberté portant la lumière dans le monde » (d’après le célèbre tableau de Delacroix « La Liberté dirige le monde »). Miss Liberty doit réaffirmer l’amitié entre la France et les États-Unis en 1876 à l’occasion du centenaire de la Déclaration d’Indépendance de l’Amérique. Pendant des jours, le maître cherche un emplacement approprié et le trouve enfin sur la minuscule Ile de Bedloe, à l’entrée du port de New York : de partout, on pourra voir la haute statue, qui à son tour regarde « la mer et la France ».

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La dame sera aussi grande qu’un immeuble de 22 étages, 92,99 m pour être exact – et ce, à une époque où la plupart des immeubles de New York ne font que quatre étages ! Elle sera construite à Paris, bien sûr, sur un terrain de 3000 mètres carrés. Gustave Eiffel, qui n’a pas encore construit sa tour, est très impliqué avec son concepteur en chef Maurice Koechlin. C’est vraiment passionnant de lire comment la statue a été démontée en pièces détachées, emballée dans 241 caisses et expédiée à New York. Elle y arrive – avec un peu plus de dix ans de retard – en 1886 et lorsqu’elle sera restaurée, cent ans plus tard, on découvre …. que la pauvre dame a passé 100 ans avec un bras vissé dans le mauvais sens ! Mais maintenant, elle va enfin bien….!

Rarement, un édifice m’a fascinée autant que celui-ci : le visage de la mère de Bartholdi, le ‘tendre petit pied’ et la réalisation révolutionnaire de Gustave Eiffel – en partant du dessin, en passant par le modèle qui restera à Paris – jusqu’à la statue achevée, dont on peut même escalader la ‘colonne vertébrale’ !

On se repose un peu en prenant un autre bateau pour aller à Ellis Eiland. DOUZE MILLIONS de migrants du « vieux monde » y ont débarqué entre 1892 et 1924 ! A l’époque, les raisons étaient exactement les mêmes qu’aujourd’hui : la pauvreté, voire la misère ou la persécution pour des raisons religieuses ou politiques. La traversée dans des bateaux équipés de manière spartiate, dans des conditions hygiéniques pour le moins difficiles, n’était vraiment pas une croisière. Mais il y avait une énorme différence par rapport à ce qui se passe tous les jours en Méditerranée actuellement : Il n’y avait pas de passeurs ! Les immigrants qui étaient rejetés pour quelque raison que ce soit (généralement une maladie mentale ou physique) devaient pouvoir reprendre le bateau pour rentrer en Europe gratuitement. Cependant, beaucoup ont préféré se jeter à l’eau en haute mer. Ellis Island est devenue une sorte de sanctuaire national, car près de quarante pour cent des Américains ont un ancêtre qui a dû passer par ici.

Ce bâtiment imposant sur Ellis Island était la première chose que les immigrants voyaient après la Statue de la Liberté. À cette époque, les arbres n’existaient pas encore et il a donc dû leur sembler un palais des Mille et une Nuits lorsqu’ils arrivaient enfin à la destination de leurs rêves après ce voyage presque inhumain. Nous pénétrons dans une salle aux dimensions gigantesques où étaient enregistrées les arrivées (jusqu’à 5000 personnes par jour !), puis dans une salle de cinéma nous découvrons un film documentaire avec la voix de Gene Hackman. Un des migrants qui a été autorisé à rester déclare amèrement :

Je croyais que les rues ici étaient pavées d’or. Mais très vite, j’ai vu qu’elles n’étaient pas du tout pavées, et que j’étais là pour y remédier.

Rien n’a changé, y compris les visages réjouis de ceux qui peuvent commencer une nouvelle vie ici sans danger de mort et qui sont heureux, même dans leur pauvreté. Un film qui va droit au cœur !

Nous revenons et débarquons à BROOKLYN pour profiter de la vue imprenable sur Manhattan depuis la belle promenade.

Nous y attendons le fameux feu d’artifice qui devrait avoir lieu « around 9.30 p.m. something “ …. Hélas, par crainte d’un nouvel attentat – seize ans après l’attaque des tours jumelles, le choc est encore vif ! – le lieu de l’événement est tenu aussi secret que possible, afin que les huit millions de New-Yorkais plus les touristes ne se retrouvent pas tous au même endroit. Nous devons donc nous contenter d’une vue magnifique sur la skyline illuminée. Il y a pire…

Encore une fois, nous sommes étonnées de voir à quel point les Américains gèrent calmement une telle situation. Personne ne s’emporte ni ne crie au scandale ! Tout le monde, même déçu, rentre paisiblement chez soi. Mais nous n’avons pas de chance, car la station de métro la plus proche est fermée pour des travaux d’entretien. Même là, le chef de la station reste très calme et m’explique patiemment à deux reprises comment se rendre à la prochaine station. En poussant un soupir de soulagement, nous nous asseyons dix minutes plus tard dans le train — qui passe sans s’arrêter à ‘notre’ station (c’est un « Express » – ce que je n’avais pas compris) et nous devons ajouter encore 1 km aux 11 de cette journée pour arriver à notre hôtel. Heureusement, le précédent maire de New York, Rudolph Guiliani, Monsieur « tolérance zéro », a si bien ‘nettoyé’ la ville , que même deux séniorettes seules n’ont rien à craindre dans les rues en fin de soirée.

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Les deux derniers jours passent avec la visite du célèbre MOMA, de SOHO et du NOLITA où alternent des boutiques chics et de petits magasins modestes. Bien sûr, il faut aussi essayer l’un des rooftop bars avec vue sur les célèbres gratte-ciel, ici le CHRYSLER.

Le dernier moment fort est la traversée à pied du célèbre Pont de Brooklyn, d’où l’on a une vue magnifique sur la ville qui brille de tous les feux dans la douce lumière du matin.

Ainsi, les filles du pont de Brooklyn disent au revoir à cette ville unique.

A bientôt, pour une autre pièce de mon puzzle de voyages !

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